12) Rabham Zlatané !

Toute ragaillardie par la solution du mystère de la signature, Mona repensa à son ancêtre Momonne La Rouge, et se rappela posséder dans ses archives une médaille qui lui fut léguée par la fameuse pirate ; c’était une jolie médaille dorée qu’elle gardait à l’abri dans son placard secret, heureusement que Rabham le Vert ne l’avait pas dérobée ! En parlant de ce gredin, Mona se dit qu’il était peut-être temps de partir à sa recherche et à sa poursuite… Elle envoya deux mousses à la proue du bateau, trois mousses à la poupe du bateau, et pour faire bonne mesure, Mona elle-même monta tout en haut du grand mât, dans la vigie, d’où elle avait une vue imprenable sur les environs. Au bout d’un quart d’heure, à force de scruter l’horizon, Mona aperçut enfin un navire qui semblait immobile à quelques encâblures du Véroniko.

Mona hurla à son équipage En avant toute ! On va aller voir de plus près ce navire ! Toutes voiles dehors, le Véroniko se rapprochait du navire mystérieux et manoeuvra afin de se porter à ses côtés. Les marins sautèrent sur le pont et Mona les suivit, armée de sa fidèle épée, bien décidée à retrouver ce coquin de Rabham le Vert. Après avoir parlementé et négocié à grands coups de sabre, le Capitaine du navire avoua qu’un pirate habillé tout en vert était difficilement monté à bord, tout alourdi et trempé, et qu’il se cachait dans la cambuse — qui, comme chacun sait, est le garde-manger des bateaux pirates… Le sang de Mona ne fit qu’un tour, et elle se précipita dans la cambuse, remplie de chocolats, de bonnes bouteilles et de Playmobil, mais ceci est une autre histoire…

Mona cria À moi Rabham le Vert ! Encore tout dégoulinant d’eau de mer et alourdi par le butin dérobé à Mona, le terrible Rabham le Vert n’en menait pas large. Il sortit de sa cachette en brandissant une bouteille de vieil Armagnac et avant même qu’il n’ait eu le temps d’assommer quiconque avec, Mona lui ôta des mains, la lança à ses marins qui poussèrent des cris de joie et s’engagea dans un corps-à-corps avec son vieil ennemi. Mona empoigna Rabham et le fit valser dans la cambuse, fracassant au passage quelques autres bouteilles. Rabham se releva et fonça sur Mona, mais sa vitesse était réduite par les pièces d’or dont il ne s’était pas séparé. C’est alors que Mona esquiva son adversaire, tournoya sur elle-même et agrippa Rabham qui ne comprit pas ce qui lui arrivait ! Déstabilisé, il s’écrasa sur le sol et sur le dos, inconscient ! Mona avait réussi un magnifique Ippon, et ses marins applaudirent à cet exploit qui restera dans les annales de la Piraterie. Rabham fut prestement délesté de son butin qui revint enfin à sa propriétaire. En bons pirates, l’équipage du Véroniko mit à sac la cambuse du bateau, et les mains pleines de ces cadeaux de NoëL inespérés, rejoignit le Véroniko qui mit les voiles et vogua vers de nouvelles aventures…

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Catégories : Exploratrice, Intrépide, Mona | 2 Commentaires

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2 réflexions sur “12) Rabham Zlatané !

  1. mona

    c’était trop bien mais je crois que « ippon » a un « h » …non ?
    je pense que Rabham ne reviendra pas de si tôt !

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  2. Sait-on jamais, avec ce sacré Rabham !
    Sinon, Ippon s’écrit bien sans H, sauf si tu parles d’un Hippopotame japonais !
    LOL

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