17) Tibou

Une fois la bamboche terminée, il fut temps de tout ranger, de nettoyer le pont et d’effectuer une inspection générale du navire, qui voguait sur une mer d’huile ; nul bateau pirate à l’horizon, juste un archipel à bâbord. Le petit singe qui appartenait à Barbe Grise fut nommé Tibou, et il devint rapidement la mascotte de l’équipage du Véroniko, qui, comme chacun sait avait été acheté à un armateur vénitien lors d’une escale précédente. Pour l’heure, un observateur présent à bord d’un hypothétique vaisseau navigant de conserve avec le Véroniko, et regardant en direction dudit navire, n’y aurait aperçu que calme, luxe et volupté, tant l’équipage avait mis un coup de propre et avait empoché avec satisfaction sa part d’un butin oublié. Malgré la présence nouvelle du petit mammifère nommé Tibou, les membres d’équipage n’avaient point été payés en monnaie de singe ! L’origine de l’expression n’ayant d’ailleurs rien à voir avec Tibou : en effet, au XIIIe siècle, le roi Saint Louis aurait accordé aux montreurs de singes le droit de payer en grimaces ou en tours de passe-passe le péage du Petit-Pont qui relie l’île Notre-Dame au quartier Saint-Jacques, à Paris, L’expression a ensuite changé de sens pour signifier un faux payement, un payement pour de faux, bref, un payement en monnaie de singe !

Soudain, l’homme de vigie poussa un grand cri ! Alerte générale : un navire inconnu se dirigeait vers le bateau de Mona l’exploratrice ! Par précaution, il fut décidé de mettre en sécurité Erella la Sirène, qui embarqua en direction d’une petite île avoisinante, à bord d’une chaloupe emplie de vivres. Pour remercier Mona, Erella se mit à chanter une jolie chanson, jusqu’à ce que la chaloupe atteigne l’ilot providentiel et qu’Erella y débarque saine et sauve. A bord du Véroniko, l’équipage se tenait prêt à aborder le navire mystérieux, qui se rapprochait dangereusement. On pouvait désormais distinguer son drapeau qui flottait en haut du grand mât : un drapeau noir orné d’une tête de mort ! Pas de doute, c’était bien un pirate qui commandait cette embarcation. En-dessous du drapeau noir, un autre drapeau avait été placé, orné, lui, d’une tête de poisson carnivore du plus mauvais augure. Le sang de Mona ne fit qu’un tour, car elle avait deviné quelle racaille se cachait derrière ces symboles. A côté de ce nouveau venu, Rabham le Vert et Barbe Grise faisaient pâles figures, et avaient l’air de petits rigolos tout juste bons à se faire botter les fesses… Mais ce pirate coriace qui approchait, ça, c’était une autre limonade. Pour sûr, ça allait pétiller dans le coin !

Il est temps d’abréger ce suspense insoutenable, et de révéler le nom de ce corsaire abominable, craint sur les 7 mers (qui sont plus que sept) et les 5 océans (qui sont bien cinq). La bataille allait être rude, heureusement que l’équipage était en ordre de bataille et qu’Erella avait été mise en lieu sûr. Mona, quant à elle, se préparait à livrer bataille contre rien moins que le fameux Capitaine Brochet.

Publicités
Catégories : Exploratrice, Intrépide, Mona | Poster un commentaire

Navigation des articles

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.