24) Bataille !

Mona n’en revenait pas ! Quel foi jaune de pirate avait bien pu hisser le drapeau rouge à son approche ? Au jeu de cartes (aux trésors), il semblerait que notre intrépide exploratrice allait cette fois encore jouer à la Bataille. Sauf que celle-là serait sans merci ; Mona hurla : « Tous à vos postes, et pas de quartier ! »

En ce jour de Toussaint, Mona avait décidé de porter la médaille de Momonne La Rouge, et elle eût une pensée, avant que de se lancer dans le combat, pour son ancêtre pirate. Parsambleu ! C’est peut-être la Toussaint aujourd’hui, mais ca allait être la fête pour ce foi jaune de pirate qui osait ainsi défier Mona !

Le Véroniko s’approchait de l’imposant navire pirate, et Mona se saisit de ses jumelles pour observer le pont de ses ennemis. Tous ses adversaires étaient à leur poste, et Mona cherchait des yeux leur Capitaine car elle aimait bien savoir à qui elle avait à faire. Au bout de quelques instants, une silhouette massive apparut, criant ses ordres à ses marins. Il fallut plusieurs minutes à Mona pour reconnaître son ennemi du jour. Elle n’en revenait pas. Ce ne pouvait être lui… Et pourtant, si, la silhouette énorme qui s’agitait dans l’optique de ses jumelles appartenait bel et bien à Guillaume Gamin, celui-là même qu’elle avait jadis débarqué sur une île déserte et qui, apparemment avait réussi à s’en échapper. Morbleu ! A nous deux, Gamin !

Les canons tiraient de toute part à présent. Des éclaboussures jaillissaient de l’océan tandis que les boulets y plongeaient, et des éclats de bois jaillissaient des bateaux tandis que les boulets les heurtaient à pleine vitesse. Le bruit était insoutenable et la fumée envahissait les ponts des deux navires qui se trouvaient maintenant côte-à-côte. Des trous béants apparaissaient sur les flancs des embarcations et de nombreux marins passaient par-dessus bord pour échapper au chaos ou parce qu’ils avaient été touchés par des munitions diverses. Mona, qui avait perdu de vue son ennemi, sautillait de tous côtés, toute à son affaire, évitant les mauvais coups et assommant pas mal de boucaniers au passage, et se demandait où diable cette espèce d’Amiral de bateau-lavoir pouvait bien se cacher.

Dans ce vacarme apocalyptique, les pirates des deux camps se livraient à de terribles corps-à-corps, et leur nombre diminuait à mesure qu’ils perdaient ces luttes fratricides. Pas mal d’entre eux réussirent à nager loin de la zone de combat, et quelques prisonniers furent enfermés à fond de cale. Mona sauta sur le pont du navire ennemi, devenu un véritable coupe-jarret, et chercha du regard Guillaume Gamin, qui serait sans doute étonné de la voir sur son navire… Soudain, alors que Mona évitait un morceau de bout de mât arraché par un boulet, Guillaume Gamin, planqué dans un tonneau, sorti de sa cachette derrière elle, et avant que Mona n’ait eu le temps de l’apercevoir, il tira un coup de pistolet en sa direction. La détonation fit se retourner Mona, Trop tard. La balle la toucha en pleine poitrine et la douleur fut intense. Mona savait sa dernière heure arrivée, un jour de Toussaint, c’était un comble… Guillaume Gamin, certain d’avoir terrassé son adversaire, s’enfuit à bord d’une chaloupe miraculeusement intacte sans demander son reste.

Et en parlant de miracle, rassurons nos lecteurs, Mona avait été protégée par la fameuse médaille de Momonne La Rouge, qui avait amorti le choc et fait ricocher la balle tirée par Guillaume Gamin ! Mais, étourdie par l’impact, Mona ne s’était pas rendue compte que son ennemi avait pris la poudre d’escampette. Heureusement, Yuna était dans les parages, et avait détourné la chaloupe du Capitaine Gamin en la poussant par dessous. Aidée des pirates survivants, Mona emprisonna Guillaume Gamin à bord du Véroniko, bien décidée à s’occuper de son cas par la suite.

Pour l’heure, après ces moments éprouvants, il était temps de constater les dégâts : pas mal de marins manquaient à l’appel, le Véroniko était salement amoché, et le navire du Capitaine Gamin avait coulé corps et bien, emportant certainement avec lui les trésors amassés par ce diable de pirate… Et pour couronner le tout, le trésor de Roscoff  que Mona était initialement venue chercher était irrécupérable puisque ni l’équipage du Véroniko ni le navire lui-même n’étaient en état de se lancer dans cette aventure… Bref, le bilan était catastrophique.

Mais il restait à Mona la médaille miraculeuse et l’aide de Yuna. Tout n’était pas perdu !

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Catégories : Exploratrice, Intrépide, Mona | Un commentaire

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Une réflexion sur “24) Bataille !

  1. mona

    J’ai cru que j’allais mourir !!!! Ouf…
    mona

    J'aime

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