27) Anne Bonny

En avant toute !, tonna Mona à son timonier. Le temps était beau, la mer d’huile et l’équipage enjoué. Le Véroniko filait à présent à vive allure sur l’océan, la Sainte-Barbe était pleine à craquer de munitions et la Cambuse était tout aussi bien garnie. Les pirates ne manqueraient donc ni d’armes ni de nourriture ! Mona avait une idée derrière la tête ; un trésor englouti devait se trouver non loin, et elle avait passé de longues heures à étudier ses vieilles cartes, qui indiquaient si l’on savait les comprendre, les positions de moult butins à récupérer, à condition (petit un) d’avoir le bon équipement et (petit deux) que nul autre pirate n’ait eu la même idée au même moment ! Mona maitrisait la première condition, mais la seconde relevait tout bonnement de la chance. Et Mona, tout le monde s’accordait à la reconnaitre, n’en manquait pas…

Pendant ce temps-là, à bord du ChevaL des Mers, un petit sloop, deux inquiétants personnages étaient aussi penchés sur des cartes maritimes. L’un des deux était Anne Bonny. L’autre, les lecteurs attentifs l’auront deviné, était tout simplement Rabham Le Vert. Les deux s’étaient rencontrés lors d’escarmouches et avaient réussi à échapper à la mort en s’enfuyant sur ce petit sloop. Depuis lors, ils écumaient les sept mers à la recherche de trésors, et d’adversaires à combattre… C’est que Rabham Le Vert avait lui aussi une idée derrière la tête, mais cela ne concernait pas un trésor…

Comme de bien entendu, le sloop et le Véroniko se dirigeaient vers le même point, ce qui était à peine une coïncidence, puisque les pirates avaient en leur possession à peu près les mêmes cartes, d’une part, et d’autre part le trésor qu’ils convoitaient était l’un des plus éblouissants, des plus estimables, et par conséquent, des plus convoités des sept mers. La bataille s’annonçait des plus rudes, d’autant plus que Rabham avait toujours une dent contre notre exploratrice intrépide.

Mais revenons à bord du Véroniko. Tout en haut de la vigie, assisté de Tibou le singe, le pirate chargé de scruter les parages du navire poussa un grand cri : BATEAU EN VUE ! Et comme, nous l’avons dit, le sloop est une relativement petite embarcation, on peut en déduire que ce pirate avait une bonne et longue vue. Mona, à présent sur le qui-vive, sautilla sur la dunette pour prendre le commandement des opérations. Cela ne lui disait rien qui vaille, elle avait comme un méchant pressentiment… Elle ne reconnu pas le sloop, qui n’arborait pas même de drapeau pirate, mais se tenait prête au combat, la cas échéant. Et vous, chers lecteurs, peut-être avez-vous aussi le pressentiment que la suite prometteuse des aventures de Mona se dévoilera lors d’un prochain épisode ?

Et bien vous aurez raison.

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Catégories : Exploratrice, Intrépide, Mona, Uncategorized | Poster un commentaire

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